EPR : EDF ne parvient même plus à masquer l’échec

Communiqué du presse du 30 juillet 2010

EDF a finalement admis 2 ans de retard et près de 2 milliards d’euros de coûts supplémentaires pour la construction du réacteur EPR à Flamanville. L’échec de l’EPR est dorénavant indéniable, tant à l’exportation que sur le territoire national. Europe Ecologie et Les Verts demandent de mettre fin à l’acharnement thérapeutique pro-EPR.

Alors qu’un autre chantier de l’EPR, Olkiluoto 3 en Finlande, ne cesse d’accumuler retards et surcoûts, EDF accepte enfin de reconnaitre que la chantier de Flamanville (Manche) est lui aussi dans l’impasse, comme les écologistes en ont fait le constat depuis plusieurs mois. Selon les chiffres fournis par EDF, le coût du réacteur passerait donc de 3,3 milliards d’euros à 5 milliards, avec 2 ans de retard et sans doute de nouvelles difficultés à venir.

Toujours présenté comme une technologie nouvelle par son constructeur, AREVA, et par EDF, l’EPR est dans les faits un échec total, dont les carences ont été pointées par plusieurs autorités de sûreté et dont l’incapacité à répondre aux enjeux énergétiques du siècle est patente depuis l’origine.

La France doit en finir avec l’entêtement et la fuite en avant. Europe Ecologie et Les Verts sont favorables à l’abandon de l’EPR et de l’ensemble de la filière nucléaire. Les Verts et Europe Ecologie rappellent que l’EPR finlandais devait être un prototype, et qu’on devait donc attendre sa mise en service avant d’en lancer un nouveau. Ils demandent donc un moratoire sur la construction d’EPR en suspendant la construction de l’EPR de Flamanville jusqu’à la mise en service de l’EPR finlandais, et l’abandon du projet d’EPR à Penly. D’ici là, Les Verts et Europe Ecologie demandent la mise en place d’une commission d’ enquête indépendante, qui puisse faire la lumière sur les raisons des retards, le fait qu’ils n’aient pas été anticipés par EDF, ou les manques de transparence qui ont pu conduire à une mauvaise information des décideurs.

Les Verts – Europe écologie

Contacts :
Denis Baupin, maire-adjoint de Paris au Développement Durable, membre du Collège exécutif des Verts
Hélène Gassin, vice-présidente de la région Ile-de-France chargée de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie
Mickaël Marie, président du groupe Verts/Europe écologie au Conseil régional de Basse Normandie, secrétaire national adjoint des Verts

30.07.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
Tags: , , ,  · Posté en: Energie, Environnement, Pollution, Écologie

Espagne : le parlement catalan vote l’interdiction des corridas

Victoire contre la barbarie

Par 68 voix contre 55 et 9 abstentions les députés du parlement régional de Catalogne ( nord-est de l’Espagne) ont approuvé aujourd’hui mercredi 28 juillet l’interdiction des corridas à partir du 1er janvier 2012.

Notons au passage que le Président socialiste du gouvernement catalan et le leader du Parti Populaire (PP, droite, opposition) ont uni leurs votes contre l’interdiction de ce spectacle barbare.

Vive les catalans.

En France une demande similaire d’interdiction de la corrida est en cours d’élaboration.

Soutenons-là de toutes nos forces.

Actuellement, ceux qui maltraitent, ceux qui massacrent, ceux qui martyrisent : les chasseurs, les aficionados, les adeptes de l’expérimentation animale et des élevages industriels, les directeurs de cirques avec animaux, sont sur la défensive : ils savent que leur temps est compté.

Ils savent que sont de plus en plus nombreux celles et ceux qui exigent, au nom du biocentrisme, de respecter et de faire respecter le vivant dans sa globalité, sa richesse et sa diversité, ; de respecter et de faire respecter tout être sensible humain et animal à la fois dans l’individu, l’espèce et les lieux de vie respectifs.

Jean-Claude Hubert

Président de TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.fr

Et en FRance : Signez la pétition pour la suppression des corridas :

http://petition-anticorrida.com/index.php

28.07.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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Un président sourd aux attentes des français

Communiqué de presse du 13 juillet 2010

Attendu sur les réformes en cours, sur les retraites, sur la politique de rigueur et sur l’affaire Bettencourt/Woerth, le président de la République s’est livré à un pur exercice de communication sans apporter aucune réponse crédible à ceux qui attendent plus de justice sociale ou plus de transparence.

Sur un ton à la fois volontaire et faussement compatissant Nicolas Sarkozy s’est employé à expliquer aux français qu’il mettait en place la seule politique possible dans un monde marqué par la mondialisation.

Au prix de quelques contre vérités : France pays aux impôts les plus élevés du monde, seul pays à imposer les grandes fortunes, il s’est employé à expliquer qu’il n’était pas question de revenir sur le bouclier fiscal, que les classes moyennes et les plus précaires devront encore se serrer la ceinture mais qu’on ne pouvait toucher aux plus riches sans faire fuir le capital hors de nos frontières.

Au passage, son admiration pour Madame Bettencourt dont il a souligné combien elle contribue en millions d’euros tous les mois à l’effort fiscal -on a du mal à la plaindre !- aura rappelé à quel monde appartient Nicolas Sarkozy.

Pour la transparence et les conflits d’intérêts il nous aura servi le rapport de l’IGF pour solde de tout compte. Cela est bien insuffisant. Eric Woerth n’a peut être rien commis d’illégal – une enquête de magistrats indépendants aurait été plus crédible-mais le mélange des genres et les collusions qu’a révélé son affaire ne sont déontologiquement pas acceptables de toute façon.

Au final une interview du Président qui n’apporte rien. Nicolas Sarkozy aura confirmé l’aplomb qui le caractérise mais il s’est montré sourd aux attentes des français en matière de justice sociale et de transparence ou de déontologie dans la gestion publique.

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas,
Porte-parole


Attachée de presse des Verts:
Marjorie Delmond
01 53 19 53 15

Contact:
Djamila Sonzogni: 06 72 16 84 35
Jean-Louis Roumégas: 06 62 44 75 50

13.07.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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Triple Zéro pour le projet de budget 2011

Communiqué de presse du 8 juillet 2010

Le projet de budget 2011 accumule trois mauvais points : des mesures anti-sociales, un refus d’engager une conversion écologique de l’économie et un déficit abyssal. Zéro pour le social, zéro pour l’écologie, zéro pour le déficit, … le projet de budget du gouvernement mérite un triple zéro pointé !

Privilégier le budget militaire et celui de l’intérieur (notamment le déploiement de la vidéosurveillance), réduire le budget logement : est-ce ainsi que le gouvernement entend répondre à la crise sociale ? Pire encore, ce budget impose une franchise de 15 € sur les remboursements de l’AME (aide médicale d’état) bénéficiant notamment aux SDF, et le report de la revalorisation de l’Allocation Adultes Handicapés, tout en maintenant le bouclier fiscal, quel symbole !

Mettre en place une taxe sur les éoliennes et les locomotives, c’est tourner le dos à une fiscalité favorisant une économie moins dépendante du pétrole. Où sont les engagements du gouvernement en matière d’environnement et de lutte contre le changement climatique ? Alors que l’on sait que le pétrole va manquer bientôt, ces choix de courte vue préparent nos handicaps économiques de demain.

Les finances publiques sont en train de couler, et la droite s’entête à jouer la même partition de dégrèvements et d’exonérations pour les entreprises, faisant reculer le taux de prélèvement de 43,9 %  du PIB en 2006 à 40,7% en 2010. En baissant les impôts des entreprises, en maintenant les exonérations sur les heures supplémentaires et la baisse de la TVA sur la restauration, le gouvernement reste prisonnier d’une idéologie éculée et néfaste. Creuser plus les déficits hier et aujourd’hui pour faire payer plus les dettes demain aux ménages les plus pauvres et les classes moyennes, telle est la stratégie du gouvernement.

Alors que le paquebot France prend l’eau, son orchestre continue de jouer les mêmes mauvaises partitions. Il est temps de changer de cap. Le débat budgétaire peut être un moment citoyen de débats et de prises de décisions pour un scénario écolo de sortie de crise, un « green new deal », social, écologique et démocratique.

Vous voulez réduire le déficit budgétaire, M. Baroin ? Nous avons quelques suggestions.

Lutter réellement contre l’évasion fiscale qui représente chaque année plus de 20 milliards d’euros de manque a gagner pour l’Etat, en adoptant des règles plus dures contre les paradis fiscaux et en développant les moyens humains nécessaires pour réaliser davantage de contrôles.

Revenir sur les exonérations des heures supplémentaires qui coûtent au budget de l’Etat plus de 4 milliards d’euros et qui contribuent à alimenter le chômage.

Augmenter substantiellement le taux marginal d’impôt sur le revenu. La tranche supérieure d’impôt sur le revenu n’est aujourd’hui imposée qu’à 40 % et  le gouvernement dans sa volonté de « taxer les hauts revenus » n’augmente ce taux que de … 1 % !  Et à cela s’ajoute les niches fiscales : les 100 contribuables réduisant le plus leur impôt grâce aux niches fiscales bénéficient d’un cadeau moyen de 1M€, soit 85% de leur impôt. C’est parce qu’il y a dans ce budget, et dans toutes les mesures fiscales prises depuis le début de la mandature, cette volonté de protéger les plus riches que les inégalités de revenus sont de plus en plus importantes en France.

Quand la ressource est rare, il faut en assurer la distribution la plus juste et la plus utile pour préparer l’avenir.  C’est un principe que porteront toujours les écologistes, un principe que ne respecte pas ce projet de budget 2011.

Les Verts

08.07.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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Moins de réglementation sur les élevages de porcs : une proposition imbécile et désastreuse !

Les députés UMP veulent assouplir les conditions d’extension des ateliers d’élevage de porc sous prétexte de distorsions de concurrence avec les Allemands. Cette proposition, imbécile et désastreuse, montre à quel point les préoccupations du Grenelle de l’Environnement sont foulées aux pieds. Faut-il y voir les suites de la petite phrase assassine de Sarkozy lâchée au salon de l’Agriculture : « L’environnement, ça commence à bien faire » ?

Imbécile, parce que s’il est vrai que l’élevage allemand (notamment) marque des points sur l’élevage français, cela tient à bien d’autres facteurs que les conditions d’extension des bâtiments : le coût de l’aliment, la sélection génétique, l’organisation de la filière sont des sujets autrement plus importants, mais plus difficiles, que les très faibles barrières environnementales à un élevage dont l’extension sans frein conduit au désastre écologique et économique dans nos régions de l’Ouest. Dans l’intérêt des éleveurs, des consommateurs, de l’environnement, des régions d’élevage mais aussi des animaux scandaleusement maltraités, l’élevage porcin français doit être complètement réorienté, et sûrement pas vers la fuite en avant dans l’impasse actuelle.

Désastreux parce que cela ruinerait encore plus un environnement régional déjà mis à mal. Combien de centaines de millions de deniers publics engloutis dans des plans de préservation de la qualité des eaux et des sols en pure perte, combien de rapports officiels dénonçant le laxisme des pouvoirs publics sur les limitations d’extension de bâtiments d’élevage ? Les nitrates dans les eaux, les algues vertes sur les côtes, ça va durer combien de temps encore, malgré une directive européenne enjoignant les Etats membres d’atteindre le bon état écologique des eaux sous peine de contentieux ? Jusqu’à ce que, comme la volaille, la production disparaisse au profit de pays encore plus laxistes, du Brésil à la Thaïlande ? Jusqu’à ce que le « bouillon de culture » bactérien que représentent les élevages concentrationnaires soit à l’origine d’une nouvelle épidémie dramatique ? Une seule chose est sûre : si cette proposition est votée, cela aggravera les problèmes au lieu de les résoudre. Nous saluons la combativité du député Yves Cochet pour dénoncer cette disposition honteuse, et nous appelons tous nos concitoyens des régions d’élevage à manifester rapidement leur indignation et leur mécontentement auprès de leurs parlementaires pour éviter ce choix myope et indigne, et au contraire demander un grand débat sur l’avenir de l’élevage français dans l’Ouest, tenant compte des facteurs économiques, sociaux, environnementaux, et des jeux de marchés internationaux.

Les Verts

03.07.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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Pour une retraite Juste et durable

Texte adopté par le Conseil National interrégional des Verts du 19 juin 2010

Nos priorités dans cette réforme du financement des retraites sont les suivantes.
Les conditions d’un réel débat doivent être réunies, la trop courte durée de 5 mois de débat imposée par le gouvernement n’est pas acceptable : nous avons besoin d’un débat participatif long, sous l’égide du Conseil Economique, Social et Environnemental, sanctionné par une consultation des résident-es en France…

- La réforme doit conforter le régime par répartition et s’appuyer sur la solidarité intra comme intergénérationnelle. Les inégalités entre les catégories socioprofessionnelles notamment en terme d’épargne et de patrimoine accumulés doivent être corrigées.
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La réforme du financement des retraites est indissociable d’une profonde réforme des recettes comme des dépenses budgétaires : réforme de la fiscalité, signe d’une remise à plat d’un système injuste et d’une volonté de correctement partager l’effort-, réforme de la dépense, en la conditionnant aux impératifs sociaux et aux exigences environnementales. Les Verts réaffirment notamment la nécessité d’augmenter de façon significative le taux marginal d’imposition sur le revenu, et de revenir aux taux d’imposition de 2000.
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La réforme du financement des retraites est également indissociable d’une politique active de l’emploi basée sur la conversion écologique de l’économie, la relocalisation de l’économie et la réduction du temps de travail, dans un contexte global de décroissance sélective, solidaire et équitable. La réduction du chômage, en particulier le chômage des jeunes, la réduction des emplois précaires sont des priorités.
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Nous considérons que l’allongement de la durée de cotisations ou le report de l’âge minimum de départ à la retraite tendent à alimenter le chômage, – en particulier celui des jeunes – et à faire baisser le niveau des retraites des générations futures de retraités qui sont déjà celles qui ont le plus cotisé .
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Le niveau moyen des pensions ne peut encore baisser, et elles doivent être réformées pour plus de justice, en augmentant et facilitant l’accès au minimum vieillesse, en améliorant les compensations de ceux ou celles, aujourd’hui principalement les femmes, qui ont eu des interruptions de carrière pour élever leurs enfants.
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La réforme du financement doit reposer sur une juste répartition des richesses, dans un contexte de ressources limitées, et en ce sens, notre priorité est l’élargissement de l’assiette de revenus contribuant au financement des retraites, avec notamment : o Une conditionnalité de la politique d’exonérations de cotisations sociales et l’abrogation des exonérations sur les heures supplémentaires, o Un prélèvement social sur l’intéressement, les stocks options, l’épargne salariale, o L’augmentation de la CSG sur les revenus de placement et du patrimoine, en la rendant progressive. o La contribution spécifique retraites sur les bénéfices des grandes entreprises par l’écrêtement des niches fiscales. Nous souhaitons notamment qu’une partie de ces nouveaux prélèvements soit orientée vers le Fonds de Reserve pour les Retraites, et investis dans des projets écologiquement et socialement utiles, pour lisser les déséquilibres démographiques du régime, et permettre demain de garantir le versement des pensions du système par répartition.

27.06.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
Posté en: Retraite, Social

Journée d’action pour les retraites le 24 juin

Mobilisation

Contre la réforme des retraites

Pour le maintien de la retraite à 60 ans

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La réforme des retraites portée par le gouvernement est injuste ce n’est pas une réforme, c’est la répétition aggravée de politiques qui ont échoué. Depuis plus de trente ans, c’est la même logique économique qui s’applique, nourrie de toujours plus de dérégulations et de précarité, de recul des droits collectifs et de mise en concurrence des salariés et des générations. En lançant  l’hypothèse  d’un  report  de l’âge légal de 60 ans, le gouvernement confirme qu’il entend mettre en œuvre les choix les plus punitifs pour les salariés. Reporter l’âge de départ à la retraite n’a pas de sens lorsque ne sont ni résolues, ni même abordées, les difficultés d’insertion des jeunes dans l’emploi, le faible taux d’activité des seniors et la pénibilité du travail, qui justifie des départs anticipés. Le financement des retraites ne peut par ailleurs pas reposer, si des efforts sont à faire, sur les seuls salariés : l’ensemble des revenus doit être mobilisé. S’il faut s’interroger sur le financement futur des retraites, le raccourci simpliste (« Si on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ! ») n’est pas une solution, c’est une punition !

Pour Europe écologie, toute solution durable et soutenable par tous, salariés et retraités, passe d’abord par la réduction du chômage, donc l’augmentation du nombre de cotisants, et par la contribution de l’ensemble des revenus, du travail et du capital, au financement de la solidarité et de la protection sociale.  C’est  cette mobilisation  équitable des ressources qui pourra conforter les retraites par répartition, seul choix qui peut garantir l’égalité de tous dans un monde qui va connaître très vite des changements majeurs, provoqués par l’épuisement d’un modèle économique qui marche sur la tête.

Au delà, c’est le travail qu’il faut changer, et la place qu’il occupe dans les différents âges de la vie. Les solutions d’avenir, ce n’est pas de décréter les mêmes obligations pour tous, mais de tenir compte de la diversité des situations réelles de travail, des besoins et des aspirations de chacun.

15.06.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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Forages en Eaux Profondes : B.P. n’avait pas voulu prévoir la catastrophe !

Communiqué presse des Vert-e-s Finistère du 2 juin 2010

Comme l’a écrit Yves Cochet, le pétrole facilement accessible, c’est fini ! Qu’importe aux multinationales B.P., Total et consorts, qui forent en eaux toujours plus profondes (1500 à 3000 mètres) !

En dépit des risques majeurs qu’engendrent ces forages, en dépit des centaines de millions de dollars englouties dans ces techniques, B.P. comme les autres, s’y est lancéde manière irresponsable.

Les installations, dont ils nous vantent pourtant la sureté, n’ont pas tenu et voilà 40 jours que le déluge visqueux résiste à tout contrôle, avec l’opacité du mensonge en prime (3 millions de Tonnes de fuite au lieu des 800 000 annoncées). Jusqu’où ces Multinationales vontelles entraîner la planète ? Quel prix devront encore payer les écosystèmes marins et côtiers, ainsi que les professionnels et usagers de la mer ?

Les écologistes bretons et celles et ceux qui ont vécu les marées noires sur nos côtes atlantiques ne devraient-ils pas prendre une initiative pour interpeller les élu-e-s de toutes les assemblées pour tenter de bloquer ces nouvelles techniques de forage ?

Marif Loussouarn, Jean Cathala, porte-paroles des Vert-e-s du Finistère

Marif Loussouarn

08.06.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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La France organisatrice de l’Euro 2016

Communiqué du 07 juin 2010

Contact

Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes, 247, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris

acostilhes@gmail.com //  06 15 89 05 62 & 01 43 19 53 16

La France organisatrice de l’Euro 2016

Une mauvaise nouvelle pour les finances publiques…

Par Jean-François Caron, président de la FEVE Régis Godec, président du groupe des élu/es Verts à la Mairie de TOULOUSE et Antoine Maurice, président du groupe des élu/es Verts à la communauté urbaine de TOULOUSE ; Eric Schultz et Derya Total co présidents du groupe des élu/es Verts à la Mairie de STRASBOURG et les élu/es Verts de la communauté urbaine de SRASBOURG ; Slimane Tir président du groupe des élu/es Verts pour la communauté urbaine de Lille ; Pierre Hémon, Président du groupe des élus Europe Ecologie – les Verts de LYON ;  Pierre Hurmic, président du groupe des élu/es Verts à la Mairie de BORDEAUX et Gérard Chausset, président du groupe des élu/es Verts à la communauté urbaine de BORDEAUX, Rémi Gaechter et Mari Luz Nicaise, conseillers municipaux Verts à la Mairie de NICE, Sylvain Garel et Danielle Fournier co présidents du groupe des élu/es Verts à la Mairie de PARIS, Michèle Poncet-Ramade, présidente du groupe des élu/es Verts à la Mairie de MARSEILLE et  les élu/es Verts de la communauté urbaine de Marseille ; les élu/es du groupe Verts à la Mairie de SAINT-ETIENNE.

L’annonce de l’organisation de l’Euro 2016 par la France a déclenché une salve de propos enthousiastes de responsables politiques… De Martine Aubry à Nicolas Sarkozy, en passant par Gérard Collomb ou Alain Juppé, tous se sont réjouis de cette nouvelle. « Grand bonheur », « moment magique », « encouragement à foncer »… Les élu/es Verts et écologistes tiennent à souligner les difficultés que ne tarderont pas à rencontrer les collectivités qui se proposent d’accueillir sur leur territoire quelques rencontres de la Coupe.

Pour être au rendez-vous, la France se doit donc à présent de construire ou rénover 12 grands stades sur tout le territoire pour un investissement de 1,74 milliards d’euros. L’Etat s’étant engagé à participer à hauteur de 150 millions d’euros, une bonne partie de la facture restera donc à régler par les collectivités locales…   Les difficultés économiques et sociales issues de la crise financière, le faible engagement de l’Etat aux côtés des collectivités, l’impact sur les finances locales ne manqueront pas de placer les villes qui souhaitent accueillir cet événement dans des situations difficiles et à faire des choix délicats dans leurs investissements. Au nom de la compétitivité, les collectivités engagées dans la candidature de l’Euro 2016 se sont lancées dans la surenchère de projets démesurés.

Pourtant… la semaine dernière s’est achevée à Dunkerque la Conférence européenne des villes durables, au cours de laquelle des élus de tous bords ont manifesté leur souhait d’un soutien européen aux collectivités pour une atténuation et une adaptation aux périls écologiques. Pourtant… le 25 mai, lorsque François Fillon a annoncé le report de la réforme de la politique de la Ville, des élus de Gauche, de droite, et des écologistes se sont indignés de l’oubli des quartiers populaires dans les politiques publiques et les projets d’investissement.

Les responsables politiques qui participent à cette chorale de réjouissances se sont-ils interrogés sur la situation de la Grèce, qui accueillait les Jeux Olympiques en 2004, ou sur celle du Portugal, qui organisait l’Euro la même année ? Si les investissements mis en œuvre à cette époque ont pu contribuer à la relance économique des entreprises du BTP, ces « éléphants blancs » aujourd’hui surdimensionnés restent à la charge des contribuables.

Les élu/es Verts et écologistes appellent à l’affectation prioritaire des capacités d’investissement des collectivités territoriales dans l’adaptation écologique de nos territoires, en concentrant leurs efforts dans la construction et la rénovation massive des logements anciens et dans les quartiers populaires, et la relance des investissements dans les transports collectifs (chemin de fer, tram, métro, bus, mode de transports doux).

Les élu/es Verts et écologistes considèrent qu’il est urgent d’investir dans l’avenir et se positionnerons au sein de leurs collectivités de manière à faire passer l’urgence écologique et sociale avant la folie des grandeurs du sport business.

07.06.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
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CLERMONT FERRAND : L’INCINERATEUR A NOS PORTES

Les fouilles archéologiques ont commencé.

Les Associations LAVE, ADEL, Brigades Vertes,VELOS

confiantes dans votre soutien au mouvement contre l’Incinérateur vous invitent après le succès obtenu

à LEMPDES le 17 Mai à venir au Meeting organisé

Le MERCREDI 16 JUIN à  20h à la Maison du Peuple à CLERMONT

Vous y serez informés des dernières interventions  menées et des actions envisagées  par le Collectif associatif afin de faire échouer le projet d’incinérateur implanté à Beaulieu

- si le fait de voir majorer de 100%  votre facture de taxe d’enlèvement des ordures ménagères dans un proche avenir ( +230M€ sur 20ans pour l’INCINERATEUR)

- si le risque, quasi certain, de voir hypothéquer votre capital  santé et celui de vos enfants dans les prochaines années ne vous préoccupe pas

- si la dévalorisation de votre patrimoine immobilier de plus de 20 à 30% ne vous pose pas de problèmes

- si vous estimez que trier des déchets ménagers qui peuvent être valorisés et soient source de création d’emplois vous cause des désagréments

- si de voir des milliers de camions amener les ordures ménagères et industrielles des départements  limitrophes pour être incinérés à Puy Long ne trouble pas votre tranquillité

- si vous laissez le champ libre aux lobbies financiers et politiques décider à votre place

- enfin si vous pensez que le combat est perdu d’avance,

ALORS IL EST INUTILE DE VENIR PERDRE VOTRE TEMPS A LA REUNION

SI AU CONTRAIRE, vous estimez qu’il n’est pas trop tard et que votre participation à la lutte  au côté des associations, n’est pas inutile et s’avère indispensable ALORS BOUGEZ-VOUS ET VENEZ NOMBREUX le Mercredi 16 JUIN pour manifester votre volonté de dire

NON AU PROJET du VALTOM

DEMAIN IL SERA TROP TARD

02.06.2010 · Philippe LE PONT · Pas de commentaires
Tags: ,  · Posté en: Démocratie, Environnement